Par Claire Fontaine Film solaire 21 min de lecture

Quel film solaire choisir selon l’orientation de votre vitrage ?

Film solaire sud, est, ouest ou nord : découvrez quel TSER et facteur g choisir selon l'orientation de vos fenêtres pour un confort optimal.

La réponse en bref

Le choix d’un film solaire dépend directement de l’orientation de vos fenêtres. Une façade plein sud exige un TSER supérieur à 60 % et un facteur g inférieur à 0,35, tandis qu’une exposition est ou ouest se contente d’un TSER entre 40 % et 60 %. Au nord, un film anti-UV léger ou un film anti-froid est préférable à un film solaire classique à fort pouvoir réfléchissant.

Pourquoi l’orientation détermine le type de film solaire à poser

Film solaire recommandé selon l'orientationOrientation• Plein sud• Est / Ouest• NordTSER recommandé• 65 % à 80 %• 40 % à 60 %• Film anti-UV ou anti-froid
Critères techniques à retenir pour chaque façade afin d'optimiser confort thermique et luminosité.

Chaque fenêtre de votre logement ne reçoit pas le même ensoleillement au fil de la journée. Cette réalité physique a une conséquence directe sur le choix du film solaire : un produit adapté à une façade plein sud sera souvent inadapté, voire contre-productif, sur une fenêtre exposée au nord.

L’orientation conditionne trois paramètres essentiels :

  • l’intensité du rayonnement solaire reçu, qui varie du simple au triple entre une exposition nord et une exposition sud ;
  • la durée d’ensoleillement quotidien, plus longue à l’ouest en fin de journée, plus courte mais plus directe au sud en milieu de journée ;
  • l’angle d’incidence des rayons, qui influe sur la quantité de chaleur effectivement transmise à travers le vitrage.

Un film solaire agit en filtrant une partie du rayonnement avant qu’il ne pénètre dans la pièce. Ses performances sont caractérisées par des indicateurs techniques précis, notamment le facteur solaire (ou facteur g) et le taux de transmission lumineuse. Selon l’exposition de vos fenêtres, vous devrez privilégier un film à fort pouvoir réfléchissant ou, au contraire, un film anti-chaleur transparent qui préserve la luminosité naturelle sans surchauffe excessive.

Ignorer l’orientation au moment du choix, c’est risquer un confort thermique insuffisant en été ou, à l’inverse, une pièce trop sombre en hiver. Les sections suivantes détaillent les recommandations pour chaque exposition.

Plein sud et ouest : l’exposition la plus exigeante

Les façades exposées au sud et à l’ouest concentrent les apports solaires les plus intenses de la journée. Le soleil du midi frappe les vitres plein sud avec un angle quasi perpendiculaire, tandis que l’exposition ouest prolonge cette surchauffe jusqu’en fin d’après-midi, souvent aux heures où le logement est le plus occupé. Résultat : sans protection adaptée, la température intérieure peut grimper de plusieurs degrés en quelques heures, rendant les pièces difficiles à vivre en été.

Pour ces orientations, les exigences techniques sont donc les plus élevées. Un film anti-chaleur pour fenêtre posé sur ce type de vitrage doit présenter un taux de rejet solaire élevé, généralement compris entre 75 et 85 %, afin de limiter efficacement les gains de chaleur par rayonnement. Les films à technologie céramique ou métallisée sont particulièrement adaptés à ces configurations, car ils combinent un rejet énergétique performant et une bonne durabilité dans le temps.

Quelques repères concrets pour ces expositions :

  • Privilégiez un facteur g inférieur à 0,35 pour les grandes surfaces vitrées plein sud
  • Pour une véranda ou un bureau vitré très exposé, visez un TSER supérieur ou égal à 55 %
  • L’exposition ouest nécessite une attention particulière en soirée, période où la chaleur accumulée se diffuse dans la pièce

Ce sont ces orientations qui justifient en priorité l’investissement dans un film solaire haute performance.

Est et nord : des besoins thermiques différents

Les façades exposées à l’est et au nord présentent un profil thermique sensiblement différent. Une fenêtre orientée à l’est reçoit le soleil uniquement le matin, avec une intensité modérée et un angle rasant qui limite les surchauffes importantes. La chaleur accumulée reste contenue, et l’éblouissement matinal constitue souvent la gêne principale plutôt qu’un réel inconfort thermique en journée.

L’orientation nord, quant à elle, ne bénéficie d’aucun ensoleillement direct en France métropolitaine. Les apports solaires y sont quasi nuls, ce qui supprime de fait la problématique de surchauffe estivale. En revanche, ces pièces peuvent souffrir d’une luminosité naturelle insuffisante et d’une sensation de froid en hiver, liée aux déperditions thermiques par le vitrage.

Ces deux orientations appellent donc une approche nuancée :

  • Pour l’est, un film à transmission lumineuse élevée suffit généralement, sans nécessiter un facteur g très bas.
  • Pour le nord, la pose d’un film anti-chaleur et anti-froid peut s’avérer plus pertinente qu’un film solaire classique, afin de limiter les pertes de chaleur en hiver sans obstruer la lumière disponible.

Dans les deux cas, le choix du film doit tenir compte de l’usage de la pièce et de son exposition réelle, plutôt que de s’appuyer uniquement sur des critères de protection solaire maximale.

Quel film solaire pour chaque orientation : le guide de sélection

Facteur g maximal recommandé par orientationPlein sud (grandes surfaces)< 0,35Plein sud (standard)< 0,40Est / Ouest (été)< 0,40
Plus le facteur g est bas, moins la chaleur solaire pénètre dans la pièce. Valeurs issues des recommandations de l'article.

Les caractéristiques thermiques de vos fenêtres varient selon leur exposition, et le choix du film solaire doit en tenir compte avec précision. Voici comment orienter votre sélection en fonction de chaque façade.

Fenêtres plein sud : privilégier un TSER élevé et un facteur g bas

Une fenêtre exposée au sud reçoit un rayonnement solaire direct et prolongé, particulièrement intense entre 11 h et 15 h en été. Pour limiter efficacement les surchauffes, il convient de retenir un film affichant un TSER (Taux de Rejet de l’Énergie Solaire) supérieur à 60 %, idéalement compris entre 65 % et 80 %. Le facteur g, qui mesure la part d’énergie solaire transmise à l’intérieur, doit quant à lui rester inférieur à 0,35.

Les films à effet miroir ou fortement réfléchissants conviennent bien à cette orientation : ils renvoient une large part du rayonnement avant même qu’il ne traverse le vitrage. Un film anti-chaleur pour fenêtre de teinte neutre ou grise constitue souvent le meilleur compromis entre protection thermique et rendu visuel acceptable depuis l’extérieur.

Fenêtres est et ouest : équilibrer protection et luminosité

L’exposition est implique un ensoleillement matinal de courte durée, tandis que l’ouest concentre la chaleur en fin d’après-midi, souvent la plus difficile à dissiper. Dans les deux cas, un film avec un TSER compris entre 40 % et 60 % offre une protection suffisante sans pénaliser excessivement la transmission lumineuse.

Privilégiez des films à teinte légère ou des versions transparentes à faible facteur g : ils filtrent la chaleur rayonnante tout en préservant la clarté naturelle des pièces. Cette orientation tolère mieux une transmission lumineuse autour de 50 à 70 %, ce qui élargit le choix vers des produits moins opaques que ceux recommandés pour le plein sud.

Fenêtres nord : quand le film solaire reste pertinent

Une fenêtre orientée au nord ne reçoit quasiment pas de rayonnement solaire direct en France métropolitaine. Le recours à un film solaire classique à fort TSER n’est donc pas justifié dans la majorité des cas. Toutefois, deux situations peuvent rendre son installation pertinente.

D’une part, si la fenêtre fait face à une surface très réfléchissante (façade blanche, plan d’eau, toiture claire), un film léger à faible facteur g peut atténuer les reflets et l’éblouissement. D’autre part, un film anti-chaleur et anti-froid à faible émissivité peut contribuer à limiter les déperditions thermiques en hiver, en ajoutant une légère résistance thermique au vitrage existant, sans altérer les apports de lumière diffuse dont bénéficient ces pièces.

Fenêtres plein sud : privilégier un TSER élevé et un facteur g bas

Une exposition plein sud soumet les vitrages aux apports solaires les plus soutenus de la journée, avec un rayonnement quasi perpendiculaire entre 11 h et 15 h. C’est précisément dans cette configuration que le choix des caractéristiques techniques du film devient décisif.

Deux indicateurs doivent guider votre sélection :

  • Le TSER (Taux de Rejet de l’Énergie Solaire) : pour une fenêtre orientée au sud, visez un TSER d’au moins 55 %. En dessous de ce seuil, le film ne suffit généralement pas à contenir les surchauffes estivales, en particulier dans les régions à fort ensoleillement.
  • Le facteur g : directement lié au TSER, il mesure la part d’énergie solaire transmise à l’intérieur. Un facteur g inférieur à 0,40 est recommandé pour cette orientation, afin de limiter significativement la montée en température des pièces exposées.

Ces deux valeurs sont systématiquement mentionnées dans les fiches techniques des fabricants. Prenez le temps de les comparer plutôt que de vous fier uniquement à la teinte ou à l’opacité apparente du film.

Pour les vitrages simples, la contrainte est encore plus marquée : un film anti-chaleur pour fenêtre à TSER élevé constitue souvent la solution la plus accessible avant d’envisager un remplacement complet des menuiseries.

Notez enfin que certains films très performants thermiquement peuvent réduire la transmission lumineuse. Il convient donc de vérifier également le TL (Transmission Lumineuse) pour préserver un éclairage naturel satisfaisant.

Fenêtres est et ouest : équilibrer protection et luminosité

Les façades orientées à l’est et à l’ouest présentent un profil d’ensoleillement asymétrique dans la journée, mais partagent une contrainte commune : le soleil y frappe à angle rasant, ce qui génère un éblouissement prononcé et des apports thermiques concentrés sur une plage horaire restreinte. Pour ces expositions, l’enjeu n’est pas seulement de limiter la chaleur, mais aussi de préserver un niveau de lumière naturelle suffisant.

Un film solaire à transmission lumineuse moyenne, comprise entre 40 % et 60 %, constitue généralement un bon compromis. Il atténue l’éblouissement matinal ou vespéral sans plonger la pièce dans une semi-obscurité. Côté performance thermique, un TSER situé entre 40 % et 55 % suffit dans la plupart des cas, les apports solaires étant moins intenses et moins durables que sur une façade plein sud.

Pour les fenêtres ouest, une vigilance particulière s’impose en été : le soleil de fin d’après-midi, bas sur l’horizon, peut provoquer une surchauffe rapide dans les pièces de vie. Un film légèrement plus performant thermiquement, avec un facteur g inférieur à 0,40, peut alors se justifier.

À noter que le choix entre une teinte neutre et un film légèrement réfléchissant dépend aussi de l’usage de la pièce. Pour une chambre exposée à l’est, un film anti-chaleur transparent permettra de concilier protection et clarté visuelle sans modifier l’esthétique du vitrage.

Fenêtres nord : quand le film solaire reste pertinent

Une façade orientée au nord reçoit peu de rayonnement solaire direct tout au long de l’année. Dans la grande majorité des cas, les apports thermiques y sont faibles, et la pose d’un film solaire à fort pouvoir réfléchissant n’apporte pas de bénéfice thermique mesurable. Réduire davantage la transmission lumineuse d’une fenêtre déjà peu éclairée reviendrait à dégrader inutilement le confort visuel de la pièce.

Cela dit, l’orientation nord ne rend pas systématiquement le film solaire inutile. Deux situations justifient d’y réfléchir sérieusement :

  • La protection UV : même sans ensoleillement direct, les rayonnements ultraviolets traversent les vitrages exposés au nord et peuvent altérer les revêtements, les textiles ou les meubles. Un film anti-UV léger, à haute transmission lumineuse, répond à ce besoin sans assombrir la pièce.
  • La confidentialité visuelle : dans un contexte urbain dense ou pour une fenêtre donnant sur la rue, un film miroir sans tain peut être envisagé indépendamment de toute contrainte thermique.

En revanche, il est déconseillé d’y poser un film à facteur g très bas ou à TSER élevé : ces produits sont conçus pour bloquer des apports solaires intenses, et leur usage sur une fenêtre nord pénaliserait les apports gratuits de chaleur en hiver, qui restent utiles même sur cette façade.

Les indicateurs clés pour comparer les films selon votre exposition

Comparer deux films solaires sur la seule base de leur teinte ou de leur aspect visuel ne suffit pas à garantir un choix adapté à votre exposition. Deux indicateurs techniques concentrent l’essentiel de l’information utile et permettent une sélection véritablement éclairée.

TSER et facteur g : les deux chiffres à regarder en priorité

Le TSER (Taux de Rejet de l’Énergie Solaire) exprime la part du rayonnement solaire global que le film renvoie ou absorbe avant qu’il ne pénètre dans la pièce. Plus ce pourcentage est élevé, plus le film est efficace pour limiter les apports de chaleur. Le facteur g, qui lui est directement lié, mesure la fraction d’énergie solaire effectivement transmise à l’intérieur du local : un facteur g de 0,35 signifie que 35 % de l’énergie solaire incidente traverse le vitrage traité.

Ces deux valeurs sont complémentaires et doivent être lues ensemble :

  • Un TSER supérieur à 70 % convient aux orientations très exposées (sud, ouest en après-midi)
  • Un TSER compris entre 40 % et 60 % répond aux besoins des façades est ou ouest à ensoleillement modéré
  • Un facteur g inférieur à 0,30 est recommandé pour les vitrages recevant un rayonnement direct et prolongé

Ces données figurent systématiquement dans les fiches techniques des fabricants et constituent la base de comparaison la plus fiable, quelle que soit l’orientation concernée.

Transmission lumineuse : ne pas sacrifier le confort visuel

La transmission lumineuse (TL) indique la proportion de lumière visible qui traverse le film. Elle est souvent négligée au profit du TSER, alors qu’elle conditionne directement la qualité de vie à l’intérieur du logement.

Un film très performant thermiquement peut afficher une TL inférieure à 30 %, ce qui assombrit sensiblement la pièce et peut rendre l’éclairage artificiel nécessaire en journée. Pour les pièces à vivre, une TL comprise entre 40 % et 70 % offre généralement un bon équilibre entre protection solaire et luminosité naturelle préservée.

Le gain de température d’un film solaire dépend en réalité de la combinaison de ces trois indicateurs, et non du TSER seul. Selon votre orientation et la nature de votre vitrage, il convient donc d’arbitrer entre protection thermique maximale et maintien d’un apport lumineux suffisant.

TSER et facteur g : les deux chiffres à regarder en priorité

Deux valeurs concentrent l’essentiel de l’information utile sur une fiche technique de film solaire : le TSER et le facteur g. Bien les distinguer évite les erreurs de sélection, notamment lorsque l’exposition de vos fenêtres impose des exigences précises.

Le TSER (Taux de Rejet de l’Énergie Solaire) exprime la part du rayonnement solaire que le film renvoie ou absorbe avant qu’il ne pénètre dans la pièce. Il s’exprime en pourcentage : un TSER de 70 % signifie que 70 % de l’énergie solaire incidente est rejetée. Plus ce chiffre est élevé, plus le film est efficace pour limiter la surchauffe.

Le facteur g, parfois appelé facteur solaire total sur les fiches produit, mesure la part de l’énergie solaire globale qui traverse effectivement le vitrage, film compris. Il est compris entre 0 et 1 : plus il est bas, moins la chaleur entre dans le logement. Ces deux indicateurs sont complémentaires : le TSER décrit ce que le film rejette, le facteur g décrit ce qui reste.

Pour une fenêtre très exposée, orientée plein sud par exemple, on cherchera un TSER supérieur à 60 % et un facteur g inférieur à 0,35. Pour une orientation est ou ouest, des valeurs intermédiaires suffisent généralement à maintenir un bon équilibre entre protection thermique et film anti-chaleur transparent.

Ces deux chiffres doivent toujours être lus ensemble, jamais isolément.

Transmission lumineuse : ne pas sacrifier le confort visuel

Le TSER et le facteur g renseignent sur la performance thermique d’un film, mais ils ne disent rien de la quantité de lumière naturelle qui traversera votre vitrage une fois le film posé. C’est le rôle de la transmission lumineuse visible, souvent notée TLV, exprimée en pourcentage.

Plus cette valeur est élevée, plus la pièce reste lumineuse. Un film affichant une TLV de 70 % laisse passer une large part de la lumière du jour, tandis qu’un film à 20 % assombrit sensiblement l’espace, ce qui peut devenir gênant dans une pièce déjà peu exposée.

L’orientation de vos fenêtres doit guider ce choix autant que les critères thermiques :

  • Façade sud ou ouest très ensoleillée : une TLV comprise entre 40 et 60 % offre généralement un bon équilibre entre protection solaire et confort visuel.
  • Façade est : la luminosité matinale étant plus douce, une TLV plus élevée (55 à 75 %) est souvent préférable pour ne pas pénaliser la clarté de la pièce.
  • Pièce déjà sombre ou peu exposée : il est conseillé de cibler un film anti-chaleur transparent dont la TLV dépasse 55 %, afin de traiter les apports thermiques sans dégrader l’éclairage naturel.

Un film trop sombre posé sur une fenêtre nord ou est peut contraindre à allumer l’éclairage artificiel en journée, ce qui annule en partie le bénéfice énergétique recherché. La TLV mérite donc d’être lue en parallèle du facteur g, et non isolément.

Pose intérieure ou extérieure selon l’orientation et le vitrage

Le choix entre une pose intérieure et une pose extérieure ne relève pas uniquement d’une préférence esthétique : il dépend étroitement de l’orientation de la fenêtre et de la nature du vitrage en place.

Pour les expositions très ensoleillées, notamment plein sud et ouest, une pose extérieure offre un avantage thermique significatif. Le film intercepte le rayonnement solaire avant qu’il ne traverse le vitrage, ce qui réduit plus efficacement les apports de chaleur. Cette solution reste cependant plus exposée aux intempéries et nécessite un produit spécifiquement conçu pour un usage extérieur.

La pose intérieure, nettement plus courante, convient à la majorité des situations. Elle est plus simple à réaliser et compatible avec presque tous les types de menuiseries. Pour en savoir plus sur les conditions de mise en oeuvre, consultez notre guide sur la pose d’un film solaire.

La compatibilité avec le double vitrage mérite une attention particulière. Un film solaire très absorbant posé à l’intérieur sur un double vitrage peut provoquer un échauffement différentiel entre la face interne et la lame d’air, susceptible d’engendrer un choc thermique et de fissurer le vitrage. Ce risque est d’autant plus marqué sur les grandes surfaces vitrées exposées au sud. Sur un double vitrage de petite surface (moins de 1,2 m²), un film clair à faible absorption limite considérablement ce risque. Dans tous les cas, il est conseillé de vérifier la compatibilité du film avec le vitrage existant, idéalement avec l’aide d’un professionnel qualifié, avant toute pose.

Orientations très ensoleillées : l’intérêt de la pose extérieure

Pour les fenêtres exposées plein sud ou plein ouest, la pose extérieure offre un avantage thermique significatif : le film intercepte le rayonnement solaire avant qu’il ne traverse le vitrage, ce qui réduit la charge thermique transmise à l’intérieur de manière bien plus efficace qu’une pose intérieure. Dans cette configuration, la chaleur est réfléchie ou absorbée côté façade, sans réchauffer la lame d’air entre le film et le vitrage.

En pratique, un film posé à l’extérieur peut abaisser le facteur g de manière plus marquée qu’un film équivalent posé à l’intérieur, à caractéristiques identiques. C’est pourquoi, sur des orientations très exposées, cette solution mérite d’être envisagée en priorité lorsque la configuration du bâtiment le permet.

Quelques points à prendre en compte avant d’opter pour une pose extérieure :

  • La résistance aux intempéries du film doit être adaptée à un usage en façade (films traités anti-UV, anti-rayures, résistants à l’humidité).
  • Certaines copropriétés ou règlements locaux d’urbanisme encadrent les modifications d’aspect extérieur ; une vérification préalable s’impose.
  • L’entretien est plus contraignant qu’en intérieur, notamment sur les étages élevés.

Si la pose extérieure est impossible, une alternative consiste à sélectionner un film intérieur à très faible facteur g, conçu pour limiter le risque de film solaire intérieur ou extérieur sur les vitrages sensibles. Le choix du produit doit alors être adapté à la surface et à la nature du vitrage en place.

Compatibilité avec le double vitrage : précautions à connaître

Poser un film solaire sur un double vitrage est tout à fait possible, mais cette configuration appelle des vérifications préalables que l’on ne peut pas négliger.

Le principal risque est le choc thermique. Dans un double vitrage, la lame d’air entre les deux parois est un espace confiné : si le film absorbe une part importante du rayonnement solaire, la chaleur accumulée dans le vitrage peut provoquer des contraintes thermiques et, dans certains cas, fissurer le verre. Ce risque est d’autant plus élevé que l’exposition est forte, c’est-à-dire pour les fenêtres orientées plein sud ou plein ouest.

Quelques points à vérifier avant toute pose :

  • La nature du film : les films céramiques ou à faible absorption métallique sont généralement mieux tolérés par le double vitrage que les films très absorbants.
  • Les traitements existants : certains vitrages récents intègrent déjà un traitement de contrôle solaire (couche low-e, par exemple). Superposer un film peut créer des interférences thermiques ou optiques.
  • Les préconisations du fabricant : chaque vitrage a une limite de température admissible ; le fabricant du film doit pouvoir fournir une attestation de compatibilité.

Pour un film anti-chaleur pour fenêtre posé sur du double vitrage, l’avis d’un professionnel qualifié reste la garantie la plus sûre d’éviter tout sinistre. Sur un simple vitrage, ces contraintes sont bien moindres, la chaleur s’évacuant plus librement vers l’extérieur.

Comment choisir concrètement : trois profils d’exposition et leurs films recommandés

Pour passer des principes généraux à une décision concrète, il est utile de raisonner par profil d’exposition plutôt que de comparer des références techniques dans l’abstrait. Voici trois situations fréquentes et les caractéristiques de film adaptées à chacune.

Profil 1 : fenêtres plein sud ou plein ouest, logement surchauffé en été

C’est le cas le plus courant et le plus exigeant. Un film à facteur g inférieur à 0,35 et un TSER supérieur à 60 % constitue le socle minimal. Si la luminosité naturelle reste importante, un film teinté clair à transmission lumineuse comprise entre 40 et 55 % offre un bon compromis. Pour les vitrages sans contrainte de choc thermique, une pose extérieure renforce l’efficacité.

Profil 2 : fenêtres est ou ouest, ensoleillement modéré et variable

Un film à TSER compris entre 40 et 55 % suffit généralement. La priorité est ici de ne pas pénaliser la luminosité hivernale : un film à transmission lumineuse supérieure à 60 % est préférable. Le film anti-chaleur transparent n’est pas adapté à cette orientation, sauf en complément d’autres protections.

Profil 3 : fenêtres nord ou nord-est, besoins limités en protection solaire

La protection thermique estivale est secondaire. Un film à double fonction, combinant légère rétention de chaleur en hiver et filtration UV, peut être pertinent. Le film anti-chaleur et anti-froid répond précisément à ce profil, en améliorant le confort toute l’année sans réduire significativement les apports lumineux.

Dans tous les cas, un artisan qualifié RGE peut évaluer votre configuration et vous orienter vers la référence la mieux adaptée à votre exposition réelle.

Le bon réflexe : avant de vous lancer, demandez des devis gratuits à des professionnels vérifiés près de chez vous pour comparer en connaissance de cause, sans engagement.

Questions fréquentes

Quel film solaire choisir pour une fenêtre plein sud ?

Pour une fenêtre plein sud, privilégiez un film avec un TSER supérieur à 60 % (idéalement entre 65 % et 80 %) et un facteur g inférieur à 0,35, afin de limiter les surchauffes entre 11 h et 15 h en été.

Faut-il poser un film solaire sur une fenêtre orientée au nord ?

Un film solaire à fort TSER n'est pas recommandé au nord car les apports solaires directs y sont quasi nuls. Un film anti-UV léger ou un film anti-froid à faible émissivité est plus adapté pour protéger les meubles ou limiter les déperditions thermiques en hiver.

Quelle différence entre une exposition est et une exposition ouest pour le film solaire ?

L'est reçoit un ensoleillement matinal modéré, tandis que l'ouest concentre la chaleur en fin d'après-midi. Un TSER entre 40 % et 55 % convient aux deux, mais une fenêtre ouest peut justifier un facteur g inférieur à 0,40 en été.

Qu'est-ce que le TSER et pourquoi est-il important pour choisir un film solaire ?

Le TSER (Taux de Rejet de l'Énergie Solaire) mesure la part du rayonnement solaire renvoyée par le film avant de pénétrer dans la pièce. Plus il est élevé, plus le film est efficace contre la surchauffe. Il doit être mis en regard du facteur g et de la transmission lumineuse selon l'orientation de la fenêtre.

  • Fiches techniques fabricants de films solaires (TSER, facteur g, transmission lumineuse)
  • Données d'ensoleillement en France métropolitaine

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