Éco-PTZ : l’éco-prêt à taux zéro en 2026
La réponse en bref
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet de financer des travaux de rénovation énergétique sans intérêts, de 15 000 à 50 000 euros selon l’ampleur du projet. Il est accessible sans condition de revenus aux propriétaires occupants et bailleurs, pour un logement achevé depuis plus de 2 ans. Les travaux doivent être réalisés par un professionnel RGE et démarrés dans les 3 ans suivant l’offre de prêt. L’éco-PTZ se cumule avec MaPrimeRénov’, la prime CEE et la TVA réduite à 5,5 %. Le dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027.
Ce que finance l’éco-PTZ et à quelles conditions
L’éco-PTZ finance les travaux d’amélioration de la performance énergétique d’un logement sous forme de prêt à taux d’intérêt nul (0 %), sans condition de revenus, selon les données de france-renov.gouv.fr. Son attribution dépend uniquement de la capacité d’emprunt du ménage et du respect de critères précis portant sur la nature des travaux, le type de logement et le profil de l’emprunteur. Les deux points suivants détaillent exactement ce que couvre ce dispositif et qui peut en bénéficier.
Les travaux éligibles (rénovation ponctuelle et globale)
L’éco-PTZ couvre deux grandes catégories de travaux, selon le niveau d’ambition du projet.
La rénovation ponctuelle porte sur un à plusieurs gestes parmi les sept actions reconnues (source : economie.gouv.fr) :
- Isolation des murs (par l’intérieur ou l’extérieur)
- Isolation du logement : toiture, combles, planchers bas
- Remplacement des fenêtres, portes-fenêtres ou volets isolants
- Installation ou remplacement d’un système de chauffage ou d’eau chaude sanitaire (hors fioul neuf depuis 2022)
- Installation d’un système de chauffage utilisant les énergies renouvelables (solaire thermique, pompe à chaleur, poêle à granulés…)
- Installation d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux
- Travaux d’assainissement non collectif (fosse toutes eaux, filtre compact…)
Le photovoltaïque est expressément exclu : seul le solaire thermique (production de chaleur) est éligible.
La rénovation globale concerne les projets visant une amélioration significative de la performance énergétique d’ensemble du logement. Elle ouvre droit au plafond le plus élevé (50 000 €) et à une durée de remboursement allongée.
Dans les deux cas, les travaux doivent être réalisés par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) : c’est lui qui atteste de l’éligibilité des travaux auprès de la banque, conformément aux règles en vigueur depuis 2015 (source : ecologie.gouv.fr).
Les logements et profils d’emprunteurs concernés
L’éco-PTZ s’adresse aussi bien aux propriétaires occupants qu’aux propriétaires bailleurs, sans condition de revenus (source : france-renov.gouv.fr). Les locataires ne peuvent pas en bénéficier directement, sauf dans le cadre d’un éco-PTZ copropriété souscrit par le syndicat.
Deux critères s’appliquent au logement :
- Ancienneté : le logement doit être achevé depuis plus de 2 ans à la date de début des travaux.
- Usage : il doit constituer la résidence principale de l’occupant (propriétaire ou locataire du bailleur emprunteur).
Le logement peut être une maison individuelle ou un appartement en immeuble collectif. Il n’existe pas de condition liée à la localisation géographique ni à la valeur du bien.
Pour maximiser vos droits, un simulateur d’aides à la rénovation permet de vérifier en quelques minutes votre éligibilité à l’éco-PTZ et aux dispositifs cumulables.
Montant, plafonds et durée de remboursement
Le montant de l’éco-PTZ varie de 15 000 € à 50 000 € selon l’ampleur des travaux engagés (source : france-renov.gouv.fr), et la durée de remboursement peut aller jusqu’à 20 ans pour une rénovation globale. Ces deux paramètres, plafond et durée, sont directement liés au type de projet : un geste isolé n’ouvre pas les mêmes droits qu’une rénovation d’ampleur. Les sous-sections suivantes détaillent chaque seuil applicable et les durées maximales autorisées.
Plafonds selon le type de rénovation
Le montant accordé dépend directement du nombre de gestes réalisés et du type de rénovation engagée (source : france-renov.gouv.fr) :
- 1 geste isolé : jusqu’à 15 000 € (exception : remplacement des fenêtres seul, plafonné à 7 000 €)
- 2 gestes : jusqu’à 25 000 €
- 3 gestes ou plus : jusqu’à 30 000 €
- Rénovation globale ou d’ampleur : jusqu’à 50 000 €
- Assainissement non collectif : jusqu’à 10 000 €
Si vous cumulez deux éco-PTZ (par exemple un premier prêt en cours et un second pour des travaux complémentaires), le total ne peut pas dépasser 50 000 € au global.
Le plafond de 50 000 € s’applique également à la rénovation globale visant un saut significatif de classe énergétique. Pour estimer précisément le montant auquel vous pouvez prétendre selon votre projet, utilisez notre simulateur d’aides à la rénovation.
Durée maximale de remboursement
La durée de remboursement varie selon l’ampleur des travaux financés (source : france-renov.gouv.fr) :
- Rénovation par gestes (1 à 3 gestes ou plus) : jusqu’à 15 ans maximum.
- Rénovation globale ou d’ampleur : jusqu’à 20 ans maximum.
Ces durées s’entendent à partir du déblocage des fonds. Plus la durée choisie est longue, plus les mensualités sont réduites, mais la durée d’engagement auprès de la banque s’allonge d’autant.
Le taux étant fixé à 0 %, le coût total du prêt reste strictement égal au capital emprunté, quelle que soit la durée retenue : aucun intérêt ne s’accumule. C’est l’État qui prend les intérêts à sa charge (source : ecologie.gouv.fr).
Pour estimer précisément le montant des mensualités selon votre projet, utilisez notre simulateur d’aides à la rénovation : il intègre l’éco-PTZ ainsi que les autres dispositifs cumulables.
Comment obtenir un éco-PTZ : les étapes clés
Obtenir un éco-PTZ suit un ordre précis : le choix de l’entreprise et la constitution du dossier précèdent toujours la demande auprès de la banque. Deux étapes structurent la démarche, et une erreur d’ordre peut retarder, voire compromettre, l’obtention du prêt. Voici comment procéder, du premier contact avec un professionnel RGE jusqu’à la signature de l’offre de financement.
Choisir une entreprise RGE et constituer le dossier
Depuis le 1er janvier 2015, c’est l’entreprise RGE qui atteste de l’éligibilité des travaux au dispositif, et non la banque (source : ecologie.gouv.fr). Choisir un professionnel RGE titulaire de la certification correspondant aux travaux envisagés est donc la première démarche concrète à accomplir.
Une fois l’artisan sélectionné et les travaux définis avec lui, vous constituez le dossier en deux formulaires distincts :
- Formulaire « emprunteur » : rempli conjointement avec l’entreprise, il décrit les travaux et les montants.
- Formulaire « entreprise » : complété et signé par l’artisan RGE, il engage sa responsabilité sur l’éligibilité des travaux.
- Les devis détaillés : à joindre impérativement pour chaque poste de travaux.
Ce dossier complet est ensuite remis à la banque, qui vérifie la conformité formelle du dossier et évalue votre solvabilité. En cas de fausse déclaration de l’entreprise, c’est elle qui en assume la responsabilité, pas l’emprunteur (source : ecologie.gouv.fr).
Pour trouver rapidement un artisan qualifié près de chez vous, vous pouvez soumettre une demande de devis : conso-energie.fr sélectionne des artisans qualifiés et vérifiés dans votre ville et vous retourne le meilleur devis gratuitement.
Trouver une banque partenaire et signer l’offre de prêt
Une fois le dossier constitué avec votre entreprise RGE, vous déposez votre demande auprès d’une banque conventionnée avec l’État (liste disponible sur france-renov.gouv.fr). Toutes les banques ne proposent pas l’éco-PTZ : vérifiez en amont que l’établissement choisi distribue bien ce dispositif.
La banque dispose d’un délai pour instruire votre dossier et émettre une offre de prêt. Elle vérifie notamment :
- la complétude des devis et attestations RGE fournis ;
- l’éligibilité du logement (résidence principale, achevé depuis plus de 2 ans) ;
- votre qualité d’emprunteur (propriétaire occupant ou bailleur).
À compter de l’émission de l’offre, vous bénéficiez d’un délai légal de réflexion de 10 jours avant de signer. Les travaux doivent être réalisés dans un délai de 3 ans à partir de la date d’émission de l’offre de prêt (source : service-public.fr).
Si vous souhaitez comparer les conditions proposées par différents établissements ou estimer le montant auquel vous pouvez prétendre, notre simulateur d’aides à la rénovation vous permet d’obtenir une première estimation, avant de solliciter une demande de devis auprès d’artisans qualifiés et vérifiés de votre secteur.
Cumuler l’éco-PTZ avec d’autres aides à la rénovation
L’éco-PTZ n’est pas conçu pour financer seul un projet de rénovation : il se cumule avec plusieurs dispositifs pour réduire au maximum le reste à charge. MaPrimeRénov’, la prime CEE, la TVA réduite sur les travaux et certaines aides locales peuvent ainsi s’additionner à l’éco-prêt à taux zéro, selon la nature des travaux et votre situation. Les règles de cumul varient d’un dispositif à l’autre : les sous-sections suivantes détaillent les combinaisons autorisées et leurs conditions.
Éco-PTZ et MaPrimeRénov’ : ce que permet le cumul
L’éco-PTZ peut financer la part des travaux qui reste à votre charge après déduction de MaPrimeRénov’ : les deux dispositifs sont cumulables sur un même projet, selon service-public.fr. Concrètement, MaPrimeRénov’ réduit le montant des travaux à financer, et l’éco-PTZ couvre tout ou partie du reste à charge, sans intérêts.
Ce cumul est particulièrement avantageux pour une rénovation d’ampleur : le plafond de l’éco-PTZ atteint alors 50 000 €, remboursables sur 20 ans maximum (france-renov.gouv.fr). Pour une rénovation ponctuelle (1 ou 2 gestes), les plafonds sont plus bas (15 000 € ou 25 000 €), mais le principe reste identique.
L’éco-PTZ se cumule également avec d’autres dispositifs :
- la prime CEE (certificats d’économies d’énergie, versée par les fournisseurs d’énergie)
- la TVA réduite sur les travaux à 5,5 % pour les travaux d’amélioration énergétique
- les aides locales des collectivités territoriales
Pour visualiser l’ensemble des aides mobilisables selon votre profil et vos travaux, consultez notre simulateur d’aides à la rénovation : il calcule le cumul possible et identifie le reste à charge réel.
Éco-PTZ en copropriété : un dispositif spécifique
Les copropriétés disposent d’un éco-PTZ spécifique, distinct du prêt individuel, pour financer les travaux portant sur les parties communes ou sur les parties privatives lorsqu’il s’agit de travaux d’intérêt collectif (selon service-public.fr).
Ce qui change par rapport à l’éco-PTZ individuel :
- Le prêt est souscrit par le syndicat de copropriété, via le syndic, auprès d’une banque conventionnée.
- Chaque copropriétaire peut ensuite contracter un éco-PTZ individuel complémentaire pour financer sa quote-part des travaux votés en assemblée générale.
- Les deux éco-PTZ (collectif + individuel) sont cumulables, dans la limite globale de 50 000 € par logement.
Les travaux éligibles sont les mêmes que pour le dispositif individuel : isolation, remplacement du système de chauffage collectif, ventilation. Le recours à un professionnel RGE reste obligatoire pour l’ensemble des interventions.
Pour estimer le montant de prêt accessible selon votre situation et identifier les artisans qualifiés près de chez vous, utilisez notre simulateur d’aides à la rénovation.
Questions fréquentes
Quel est le montant maximum de l'éco-prêt à taux zéro ?
Le montant maximum est de 50 000 euros, accessible pour une rénovation globale ou d'ampleur, remboursables sur 20 ans maximum. Pour un seul geste, le plafond descend à 15 000 euros (7 000 euros pour le remplacement des fenêtres seul).
Qui peut bénéficier de l'éco-PTZ ?
Les propriétaires occupants et les propriétaires bailleurs peuvent en bénéficier, sans condition de revenus. Le logement doit être achevé depuis plus de 2 ans et constituer la résidence principale de l'occupant.
L'éco-PTZ est-il cumulable avec MaPrimeRénov' ?
Oui, l'éco-PTZ peut financer le reste à charge après déduction de MaPrimeRénov'. Il se cumule aussi avec la prime CEE, la TVA réduite à 5,5 % et les aides locales des collectivités.
Quelles sont les étapes pour obtenir un éco-prêt à taux zéro ?
Il faut d'abord choisir un professionnel RGE, constituer le dossier avec les formulaires emprunteur et entreprise ainsi que les devis, puis déposer la demande auprès d'une banque conventionnée. Les travaux doivent être réalisés dans les 3 ans suivant l'émission de l'offre de prêt.
- service-public.fr
- ADEME (Agence de la transition écologique)
- ANIL (Agence Nationale pour l'Information sur le Logement)
- Légifrance